Dans cet épisode, on s’intéresse au français québécois et aux particularités du français parlé au Québec. Un podcast de niveau B2 pour découvrir une autre variété du français et mieux comprendre la diversité de la langue française.
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Situation : Comprendre des expressions québécoises
De la même manière qu’il n’y a pas qu’une seule vraie langue française en France, il existe dans le monde des réalités francophones qui possèdent chacune leur histoire et qui ont évolué à leur rythme selon différentes influences. De ce point de vue, le québécois est un français à part entière. Mais pourquoi parle-t-on français au Québec ?
Tout d’abord, rappelons que la colonisation du Québec par la France remonte au début du XVIIème siècle dans un contexte où les puissances européennes se partagent l’Amérique. En quête d’une meilleure vie ou encore pour échapper à des persécutions religieuses, ces colons étaient en majorité des citadins, artisans et journaliers alphabétisés originaires notamment de Normandie, d’Île-de-France et du Poitou. Le français du Québec a ainsi évolué avec l’apport des langues amérindiennes puis de l’anglais avec la conquête de la Nouvelle France par l’Angleterre en 1759-1760. Cette conquête a isolé le Québec de la France et de son français. C’est pourquoi les deux langues ont évolué différemment pendant près de deux siècles ce qui explique l’utilisation de mots inusités en France et de mots anglais. Néanmoins, le québécois de tous les jours ne diffère pas tant que ça du français de France. Les Québécois n’emploient pas forcément les mêmes mots ni les mêmes tournures de phrases, leur prononciation et leur intonation peuvent diverger mais ils n’en parlent et n’en écrivent pas moins tous le français, un français riche et nuancé.
Découvrons ensemble ce formidable accent d’Amérique !
Alors, l’expression niaiser. Niaiser peut vouloir dire différentes choses donc on a … pis il y a différents mots aussi qui vont découler du verbe niaiser donc il y a niaiseux, niaiseuse et niaisage. Donc pour le verbe niaiser c’est souvent, on dit souvent (ad)mettons « Arrête de niaiser » donc arrête de niaiser ça va être soit … ça va être niaiser dans le sens perdre son temps, arrête de paresser, de faire languir ou arrête de niaiser d’un autre sens c’est arrête de dire des bêtises donc arrête de dire ou de faire des bêtises tu sais « Arrête de niaiser là t’es pas drôle » ou tu sais quelque chose comme ça. Et donc, c’est ça donc on dit de quelqu’un qui niaise donc c’est un niaiseux, un niaiseux ou une niaiseuse donc ça c’est plus utilisé, c’est plus utilisé dans le sens de qui dit des bêtises ou qui fait des bêtises mais tu sais ça peut être ça peut être drôle aussi des fois là tu sais en disant « t’es donc bien niaiseux ». On le dit à la blague comme ça. Il y a le niaisage aussi niaisage ça ça va être plus, c’est de paresser, de faire languir donc niaiser, niaisage ça va pas mal ensemble. Niaiseux ça va être vraiment quelqu’un qui va plus faire, faire ou dire des bêtises. Donc voilà !
Alors, l’expression se sucrer le bec. Donc se sucrer le bec est utilisé pour dire que tu manges quelque chose de sucré, que tu manges un dessert et donc on l’utilise aussi, surtout au Québec pour dire qu’on s’en va manger des choses sucrées à la cabane à sucre. Cette expression-là est dite vraiment souvent quand on s’en va à la cabane à sucre donc « je m’en vais me sucrer le bec », manger de la tire, manger du sirop d’érable à la cabane à sucre. Mais ça peut être dit aussi dans le sens « Mmm on s’est bien sucré le bec, on s’est sucré le bec avec un bon dessert » (ad)mettons. Donc voilà !
Alors, un tiroir à cossins c’est un tiroir dans lequel on peut mettre plein de trucs comme des crayons, des factures… n’importe quoi mais c’est des cossins.
Alors, l’expression s’abrier* avec une couverte. Ça veut dire, quand tu es au lit, tu peux mettre une couverture sur toi. C’est tout !
