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Les anglicismes (B2) – Podcast #21

Dans cet épisode, on parle des anglicismes et des nombreux mots anglais utilisés dans la langue française. Un podcast de niveau B2 pour enrichir votre vocabulaire et mieux comprendre l’évolution du français.

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Situation : S’exprimer sur les anglicismes dans la langue française

En 2019, le verbe « liker » a fait son entrée dans le Petit Larousse et le Robert illustré, au grand dam des puristes de la langue française. Pourquoi un tel rejet ? Tout simplement parce que « liker » est un anglicisme, c’est-à-dire un mot emprunté à la langue anglaise. Ces anglicismes, qui se multiplient dans la langue de Molière, relèvent de différentes catégories. Certains sont intégrés tels quels, comme rock’n roll et cool, tandis que d’autres sont francisés comme par exemple e-mail et dopage. Alors, les anglicismes : enrichissement de la langue ou invasion à combattre ?

Ce phénomène n’est pas récent. De tous temps, les langues ont eu recours à des emprunts de mots étrangers favorisés par les conflits, le commerce, l’exploration, les échanges culturels, artistiques et scientifiques. Ces emprunts linguistiques se justifient par diverses raisons comme la nécessité de nommer des réalités inconnues dans sa propre culture, de nuancer ou encore l’impossibilité de traduire un mot. Le français, fort de son statut de langue diplomatique, a longtemps influencé d’autres langues comme l’anglais. On estime que plus d’un tiers du vocabulaire anglais actuel vient du français. Cependant, à partir du XVIIIe siècle, on observe un déclin de la position du français dans certains domaines au bénéfice de l’anglais. On voit alors apparaître des anglicismes comme bol qui vient de l’anglais bowl ou encore partenaire, issu de partner. De nos jours, de nombreux Français utilisent quotidiennement des anglicismes, en particulier dans certains secteurs professionnels tels que l’informatique, les jeux vidéo, la communication, le monde des affaires et l’art. Or, cette utilisation croissante n’est pas au goût de tout le monde.

Toucher à la langue française suscite en général de vives réactions comme ce fut le cas par exemple avec la féminisation des métiers ou actuellement avec le débat sur l’écriture inclusive. Les anglicismes ne sont pas en reste. Leurs opposants mettent en avant la richesse du français et que donc, si un mot existe en français, rien ne justifie l’usage d’un terme anglais. Ils évoquent également un risque d’appauvrissement de la langue et par conséquent de la pensée. Pour eux, ce n’est pas une question de lutte contre la langue de Shakespeare mais bien de défense du français face à une mode qui utilise l’anglais pour désigner tout ce qui est moderne et branché. À l’heure actuelle, les anglicismes sont une marque de professionnalisme dans certains domaines. Il convient de les maîtriser pour s’intégrer à l’entreprise, quitte à en paraître un peu snob aux yeux des personnes extérieures. Néanmoins, certains mots français ne semblent pas produire le même effet que leurs homologues anglais à l’instar du titre de chief happiness officer qu’on traduit en français par “responsable du bonheur”…

En conclusion, le français est encore une langue vivante constamment en mouvement et qui évolue naturellement en adoptant des mots d’autres langues. Il en a toujours été ainsi. Il est tout aussi normal que certains mots tombent en désuétude et les anglicismes ne font pas exception. Le recours à l’anglais pour exprimer des idées qui n’ont pas ou pas encore d’équivalent en français peut se justifier. En revanche, l’usage abusif de termes anglo-saxons est plus un effet de mode qu’une réelle nécessité.

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